Left Analysis

dimanche 12 juillet 2015

Grèce: Grexit et reconstruction économique ou poursuite de l'austérité budgétaire.

Ce dimanche en fin d'après midi, les ministres des Finances de la zone euro ont élaboré une liste de nouvelles demandes à imposer au gouvernement grec afin de négocier un nouveau plan de sauvetage.
Les ministres demandent à Athènes un vote d'ici mercredi par le parlement grec des premières mesures promises aux créanciers. Le gouvernement grec devra accepter un plan drastique concernant une réforme libérale du marché du travail et du système de retraite, de la fiscalité et de la TVA. 
Autre demande de la part de Berlin, la création d'un fonds (hors de Grèce) regroupant des actifs grecs à hauteur de 50 milliards d'euros pour garantir les privatisations.


Un nouveau plan d'aide et de rigueur.


Dans la nuit du 10 au 11 juillet 2015, le parlement grec a approuvé les réformes soumises aux créanciers d’Athènes pour une nouvelle cure d’austérité. La BCE et le FMI approuvent ces réformes faites dans le désespoir d'un gouvernement grec de gauche radical résistant mais pressé de tous cotés. La social-démocratie ainsi qu'une partie de la droite européenne soutient ce plan de rigueur et espère que la Grèce restera dans la zone euro, auquel cas le "Grexit" ( même temporaire) signera la fin de l’austérité en Grèce, et le début d'une souveraineté retrouvée permettant le prémisse d'une reconstruction économique et institutionnelle.


La sortie constructive de l'euro, une bonne solution pour la Grèce.


Si la Grèce sort de la zone euro, les créanciers ne seront pas remboursés, et la Banque centrale européenne mettra alors fin à son programme de liquidités qui alimente les banques grecques

Dans ce cas, les banques grecques se retrouveraient donc à court d'argent et Athènes devrait nationaliser le système bancaire, et ensuite mettre en place une monnaie transitoire ressemblant au IOU californien ("I Owe you" - "Je vous dois") sous forme électronique ou d'un certificat de paiement. Ces certificats, les IOUs pourraient être en circulation parallèle avec la monnaie unique.
Cette solution de monnaie transitoire permettrait au pays de relancer le processus de création d'une monnaie nationale (la drachme).
La nouvelle monnaie afficherait alors des cours d'environ 30 % intérieurs à l'euro, et la Grèce deviendrait de facto très compétitive à l'export. Les prix des services et des produits exportés redeviendraient compétitifs dès les 6 mois suivant le retour à la monnaie nationale.
Le risque d'inflation réel inciterait en revanche le gouvernement à protéger la population en contrôlant les prix des produits de première nécessité, et en y appliquant une TVA quasi-inexistante.



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