Au moment où sont écrites ces quelques lignes, nous
sommes maintenant à la fin de l'été 2017.
Une période électorale inédite s’est achevée il y a
quelques mois déjà.
Ici comme ailleurs sur notre continent, une crise du
système politique sans précédent s'est inéluctablement installée.
Les citoyens de notre pays ont besoin d'un renouveau à
une époque où notre République, la cinquième depuis la grande révolution de
1789 est confrontée à une impasse.
Alors que les vieux concepts politiques politiciens figés
par "cartel" d'un cotés, les méthodes autoritaires et libérales de
l'autre perdent du terrain en
terme de crédibilité d'opinion, le mouvement de la France insoumise
tente de rassembler autour d'un programme concret.
Le premier rendez-vous d'été de la jeune organisation
politique s'est avéré enrichissant sur de nombreux points. Le plus frappant ne
fut ni la manière, ni la forme organisationnelle de l’événement, mais sa capacité
de rassemblement.
Lors de ces quelques jours à Marseille, le constat était
sans ambiguïté. Il a permis
d’établir un bilan clair : notre programme fédère communistes, socialistes,
écologistes, souverainistes, libertaires, animalistes, vegans... Il fédère le
peuple.
Les plus critiques envers la France insoumise, notamment
issus de grands partis chargés en histoire, ont peur de cette
conception et manière de pratiquer la politique; conception que l'on peut
qualifier de populiste, ce qui est exacte car le mouvement table sur un
populisme de gauche assumé.
Les hommes passent, pas les idées.
Dans l'histoire de l'humanité, et l'histoire
contemporaine française, tout parti politique ou mouvement se sont vus
concrétiser en organisation par la convergence autonome d'acteurs politiques,
de luttes, d'idées, dans un premier temps autour d'un élément fédérateur (un
homme ou une femme).
L'extrême gauche la plus radicale qualifiera cette
conception de "culte du leader suprême".
La réalité est pourtant plus complexe. Lors de la
construction des grands partis de gauche, que l'on connaît toujours
actuellement car jusqu'à aujourd'hui ancrés dans la société, les bases de
départ furent des fortes personnalités en capacité de fédérer pour propulser
des idées qui dureraient dans le temps.
En France, Jean Jaurès fut le plus célèbre exemple au
vingtième siècle pour les socialistes SFIO en 1905,
Marcel Cachin et Hô Chi Minh puis Maurice Thorez en
furent autant pour les communistes SFIC/PC (scission SFIO) en 1920 - 1930.
À l'approche de 2020, la France insoumise se veut
différente car ne compte pas enfermer les gens dans des cases à carte, ne
compte pas créer des " baronnies clientélistes ", mais au contraire
rassembler sur un socle honnête et programmatique de transformation de la
société.
Nier cependant la réalité, revient à mentir et à passer sous silence
que nationalement, Jean-Luc Mélenchon et sa talentueuse équipe sont la pierre
angulaire du bâtît sur
lequel s’appuiera demain, le grand mouvement qui perdurera et
changera la société de fond en comble !

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